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Cuivrée de Mormal - Theillier 
Série noire – Pays Flamand

Tomahawk - Mikkeller
Hardcore IPA - Brewdog
Iconoclastic amber ale - Brewdog
Mariage Parfait 2008 Kriek Boon
Abstrakt AB :06 - Brewdog
Vital Spark - Fyne Ales
Sorachi Ace - Mikkeler
Abt 12 - Sint Bernardus
Avalanche - Fyne Ales
Brugs X4 - Straffe-Hendrik
Nelson Sauvin - Brewdog
18
Trashy blonde – Brewdog Bavaisienne - Brass. Theillier

Celt Bleddyn 1075
The Saints Whisky Beer
Hel & Verdoemenis – De Molen
Quadrupel – La Trappe
Rasputin – De Molen
Christmas Porter – Brewdog
Old Style Porter - St Peter's
Oude Geuze - Drei Fonteinen
Midnight Sun - Williams
Bière de l'ours - Dunham
Honey Porter – Saint Peter’s
Strong Suffolk Vintage Ale
Chimay triple - Ab. Scourmont
Tokyo - BrewDog
Broadside - Adnams
Citra - Brasserie Brewdog
Burns Ale - Belhaven
17
Bird and bees - Williams I beat You - Mikkeller
Spooks Ale - Shepherd Neame
Grand Cru Bruocsella - Cantillon
Vieille Kriek - Oud Beersel
No Santa - Brewdog
Braven Apostel - De Proef
Bramling X - Brewdog
Dark Island - Sinclair Breweries
Agent provocateur - Craig Allan
Anosteké - Pays Flamand

Maverick - Fyne Ales
Ruby Blue Ale - St Peters
Brugs Zot Tripel
Old Peculier – Theakstons
Cream stout - St Peters
Kriek - Brasserie Cantillon
Triple - Brasserie Ebly
O' Hara's Leann Follain
London Porter – Fuller’s
Cuvée brut - Liefmans
Organic Ale - St Peter's
Summer Lightning - Hop Back
IPA - St Peters
Ohara’s Irish Stout
Kapittel Dubbel - Van Eecke
Triple - Brasserie Brakspear
Saint Ambroise - McAuslan
Carolus Christmas - Het Anker
Highlander - Fyne Ales
Best Bitter - St Peters
Oldspeckledhen
Leffe Triple - Inbev
Rooster - Frères Williams
16
Pannepot 2009 - De Struise Marzen - Brasserie Schlenkerla
Beerzone - Brasserie Val'aisne
Reinaert Grand Cru - De Proef
Rosé Gambrinus - Cantillon
Golden Champion - Badger
McCallum's Stout - Belhaven
Pater 6 - Sint Bernardus
Vieille Gueuze - Oud Beersel
Double Chocolate Stout
Blacksheep Ale
Christmas Ale - Sint Bernardus
Rouge Flamande –Thiriez

La Divine - Brasserie de Silly
John Martin's Pale Ale
Route des épices - Dieu du ciel
Leffe 9 – Inbev
Greene King IPA (Export)
Guldenberg - Brasserie de Ranke
Bavaisienne ambrée - Theillier
Oude Geuze - Boon
Griffon - Brasserie McAuslan
Gueuze - Brasserie Cantillon
Piper’s Gold - Fyne Ales
Arabier - De Dolle Brouwers
Gueuze - Brasserie Cantillon
IPA - Brasserie Fuller's
Prohibition - Brasseurs et Frères
Celebration – Sainsbury’s
Wambrechies - Claeyssens
Cochonnette – A Vapeur
Hildegarde Ambrée – St Germain
Wildcat - Brasserie Cairngorm
Watou Tripel - Sint Bernardus
Seven Giraffes - Frères Williams
Bitter - Adnams
Bombardier - Wells Bombardier
Black Jack Porter
Rodenbach Grand Cru
15
Fraoch - Frères WilliamsAnosteké brune - Pays Flamand
Ohara’s Irish Red - Carlow
Blanche - Brasserie Trois Loups
Goudenband - Liefmans
Early Bird - Shepherd Neame
Golden – Celt Expérience
Blonde - Brasserie Ebly
Stille Nacht - De Dolle
Kapittel Pater - Van Eecke
IPA - Brasserie White Shield
80 Shilling - Frères Williams
Profanity Stout - Williams Bros
Oak Aged ALe - Fuller's
Waterloo double 8 dark
Donder & Bliksem – De Molen
Gueule cassée blonde
La belle ambrée du colombier
Bon secours myrtille
Triple - Brasserie Val'aisne
Blonde - Brasserie Trois Loups
Traquair House Ale
Rousse - Brasserie du Mont Blanc
Kapittel Trippel - Van Eecke
Stenay – Brasserie La Choulette
Delirium Nocturnum - Huyghe
Gauloise Christmas - Du Bocq
Kriek - Brasserie Boon
Brune - Abbaye des Rocs
Banana Bread Beer - Wells
Twisted Thistle IPA - Belhaven
Pietra Ambrée
Blue Ale - Boucanier
Buffalo Stout - Van Den Bossche
Mousse à la chataigne - Cimes
La Perle - Brasserie Perle
Saisonniere - Brasserie Urthel
Solstice - Dervoise
Ruddles County - Greeneking
Isid’or – La Trappe
Hen’s Tooth - Greeneking
Köstritzer
London Pride – Fuller’s
Leffe Radieuse - Inbev
Oud bruin Petrus
Blanche d‘Ona - Albères
Cuvée René - Lindemans
Cap d’ona ambrée -Albères
Punk IPA - Brewdog
Salvator - Paulaner
Suffolk gold - St Peters
Trois Monts – Saint-Sylvestre
Hobgoblin - Wychwood
Kwak – Brasserie Bosteels
Spitfire - Shepherd Neame
Duchesse de Bourgogne
XI.I Samhain –Lancelot
14
Weed - Brasserie artésienneNonnette - Canardou
Buffalo Bitter - Van Den Bossche
Bitter - Brasserie Brakspear
Antiek – Brasserie Deca
Kaou'ët triple - Brasserie Caou
Heen & Weer - De Molen
Tangle foot - Badger
Kapittel Prior - Van Eecke
Charles Quint Rouge
Pedigree - brasserie Marston’s
Porter – Brasserie Anchor
Gold – Brasserie Brains
ESB – Fuller’s
Rochefort 10
Bengal Lancer – Fuller’s
Celebrator - Ayinger
Triple XB (XXXB) – Batemans
Leffe Noël - Inbev
Bush blonde – Dubuisson
Caracole - Brasserie Caracole
Page 24 Blonde – St Germain
Chimay bleue - Ab. Scourmont
Sedane Triple
La bete – Brasserie Castelain
Milkstout - lefthandbrewing
Goliath Christmas – Br. des Géants
Dobbelen IPA Tripel - Chouffe
Gordon Christmas
Belle Province – Trois brasseurs
Mont des cats
Belfast Lager - Whitewater
Burning Gold - Wells Bombardier
Doombar - Sharp
Saison - Brasserie de Silly
Tongerlo Brune - Brasserie Haacht
Sorachi Ace - BrewDog
Kapittel Blond - Van Eecke
Gueule cassée ambrée
Britt Rousse - Brass. de Bretagne
Moinette brune - Dupont
Delirium Christmas - Huyghe
Gwiniz du - Brass. Bretagne
Reinaert Triple - De Proef
Hapkin-N.V. Brouwerij
Brugge Tripel – Palm
Petrus Dubbel Bruin - Bavik
Lilloise – Trois brasseurs
Sant Gwenole - Trégor
Ebulum - Frères Williams
Organic Best Bitter - St Peters
Dremmwel dorée – Trégor
Divine – Brasseurs Gayant
Bishops Finger The Ale
Bête des vosges
Abbaye de Bonne-Espérance
La Champenoise (Brasserie)
Abbaye d'Aulne Triple blonde
Dulle teve - De Dolle Brouwers
13
Dervoise ambrée - Brass. du DerGrévine – Brasserie de la Baie
Bons Voeux - Brasserie Dupont
Master Brew - Shepherd Neame
Ginger Beer - Frères Williams
Honey Dew – Fuller’s
Piraat - Van Steenberge
Brunehaut Bio Blonde
Maline – Brasserie Thiriez
Belfast Black - Whitewater
Duvel - Moortgat
Ambrée - Brasserie Morbraz
Triple Moine - Du Bocq
Hercule Stout - Ellezeloise
Saxo - Brasserie la Caracole
Bourgogne des Flandres
Lia Fail – Inveralmond
Westmalle tripel
Achel Brune
Forest blonde - Silly
Fursty Ferret - Badger
Gouden Carolus Classic
Westoek - De Struise brouwers
Abbot Ale - Greene King
Dubbel – La Trappe
Bioloo
Rochefort 6
Tonnerre de Brest
Boucaniere christmas - Ertvelde
Queue de Charrue - Steenberge
Special Ale –Young’s
Wee Heavy - Belhaven
Ambrée - Brasserie Trois Loups
6X - Brasserie Wadworth
Oncle Hansi - Saint Pierre
Bruegel - Van Steenberge
Grand Cru - Saint Feuillien
Pêche Mel Bush
Rochefort 8
Thoroughbblue –Twaites
Saint Pierre choucroute
Satan Blue - De Block
Hop It - Brasserie Urthel
Pater Lieven Triple
Whitstable Bay - Shepherd Neame
Bière de Noel – Page 24
Malheur 12° - De Landtsheer
Nostradamus - Brasserie Caracole
Cré Tonnerre - Brasserie Silly
La blonde - Brasserie Fleurac
Médiévale - Brasserie Bouillon
12
Tripel - Sint Bernardus Very Nutty Black - Twaites
Sloeber - Brasserie Roman
Samaranth Quadrium 12 - Urthel
Oxit Brune - Brasserie des coteaux
Poiluchette Brune - Huyghe
XX Bitter – De Ranke
Burton Bitter - Marston’s
Leute Bokbier - Van Steenberge
EKU 28
Page 24 à la chicorée
Mélusine - Brasserie Mélusine
Kébek - Brasseurs et Frères
Lambiscus Blanche -Timmermans
Petrus blonde - Bavik
Villers - Brasserie Huyghe
Colomba – Brasserie Pietra
Ambrée - Brasserie Val'aisne
Celtika 8,8 - Celtik
Mellite - Brasserie du Der
Triple – Trois brasseurs
Affligem Triple
Puur – La Trappe
Maredsous Triple
Faro - Timmermans
Bloemenbier - De Proef
Levrette – Sarl BC2
Charles Quint Blonde
Bière noire - Saint-Martin
Chantecoq - Brasserie du Der
Oyster Stout - Marston’s
Erdinger - Dunkel
Omer Traditional - Bockor
Gouden Carolus Triple
Deugniet - Brasserie du Bocq
Christmas Ale - Shepherd Neame
Abbaye des Prémontrés
Loroyse – Brasseurs Lorraine
London Gold - Young's
Hildegarde Blonde – St Germain
Bohemian Regent
Gulden Draak - Steenberge
Louve - Brasserie d'Orgemont
Cwrw Idris - Tomos Watkin
London Ale - Young's
Palm royale – Brasserie Palm
Binchoise blonde
Géante – Grain d’orge
Bush triple - Dubuisson
OSB - Tomos Watkin
Gauloise Brune - Du Bocq
Petch
Zwyntje - Van Steenberge
Richement bière
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1, 2, 3
Re: Richement bière
dition après édition, le salon Richement Bière a fini par s’imposer comme « la manifestation brassicole la plus importante du grand Est », affirme Jean-Luc Queuniez, président de la MJC de Richemont. Une quarantaine de brasseries artisanales françaises, belges et luxembourgeoises seront au rendez-vous de la 8 e édition, aujourd’hui et demain. Le public rencontrera en personne les maîtres brasseurs car la MJC, organisatrice de l’événement, insiste pour qu’ils soient présents. « Le but, c’est de faire découvrir qu’il existe d’autres bières que les grandes. Quand une bière est en supermarché, elle n’a rien à faire chez nous », complète Gaël Simon, également membre de l’organisation. Une affirmation toutefois difficile à soutenir quand on constate l’étendue des rayons bières des grandes surfaces ! Mais Richement Bière reste aussi une fenêtre sur « le vaste monde » d’un breuvage tour à tour chic ou populaire. Il sera donc aussi question de conférences (cinq sur deux jours), d’exposition avec Philippe Voluer, spécialiste régional ès bières, d’histoire avec la présence des deux musées brassicoles lorrains et de jeux d’estaminet pour le jeune public.
A 5 € l’entrée avec un verre de dégustation (15 cl), Richement Bière n’a pas grand-chose à voir avec une fête de la bière à l’allemande. On goûte avec modération et on passe par un stand prévention avec opération « capitaine de soirée ». Des navettes de bus gratuites sont également prévues depuis Thionville, Richemont, Hagondange et Talange. Comme chaque fois, la MJC a demandé deux brassins « collector », l’un à déguster à la pression en mangeant sur place, l’autre à emporter en bouteille. Une fois la voiture sagement rangée au garage.
Source : republicain-lorrain.fr

A 5 € l’entrée avec un verre de dégustation (15 cl), Richement Bière n’a pas grand-chose à voir avec une fête de la bière à l’allemande. On goûte avec modération et on passe par un stand prévention avec opération « capitaine de soirée ». Des navettes de bus gratuites sont également prévues depuis Thionville, Richemont, Hagondange et Talange. Comme chaque fois, la MJC a demandé deux brassins « collector », l’un à déguster à la pression en mangeant sur place, l’autre à emporter en bouteille. Une fois la voiture sagement rangée au garage.
Source : republicain-lorrain.fr

Adrien- En fermentation
- 01-Messages: 242
Re: Richement bière
Fernande a écrit:Je serais de la partie!!
Si tu as le courage tu pourras mettre des photos.

Adrien- En fermentation
-

01-Messages: 242
02-Houblons (gr): 1264
03-Estime: 14
04-Activité: Tout Grain
05-Récup levures: oui
08-Culture du houblon: oui
09-Top: La trappe 4
10-Matériel: Récupération
Re: Richement bière
Bien sûr, il y a les quarante brasseurs artisanaux. Pour la plupart des Français auxquels se sont joints dix Belges et deux Luxembourgeois. Mais la plus grande fierté des organisateurs du salon Richement Bière, initié depuis 1998 par la MJC de Richemont, concerne le nombre des bénévoles. « Ils sont 150 ! Ce sont eux qui, aujourd’hui, font notre force. Tous les deux ans, ils savent qu’ils vont prendre du plaisir à participer au rendez-vous qui n’est pas une fête de la bière, mais bel et bien un salon dédié à la dégustation », claironne le président Jean-Luc Queuniez. Voilà en effet une biennale pour laquelle tout ce petit monde est heureux de s’investir et qui, d’édition en édition, a pris une ampleur inespérée. Cette année, quinze nouveaux exposants ont d’ailleurs rejoint le petit bourg, situé à la jonction des vallées de l’Orne et de la Fensch. Parmi eux, un collectif de quatre brasseurs du Sud-Ouest : « Richement Bière est un petit salon connu, alors nous y sommes venus en force », confirme Michel Jouin, installé à Bérat (Haute-Garonne). D’où le nom tout trouvé de sa production, La Bièrataise. Blonde, brune, blanche aromatisée à la violette ou ambrée, plus ronde et à la figue, il y a de quoi étonner les papilles lorraines. Avec modération, cela s’entend.
Source : republicain-lorrain.fr

Source : republicain-lorrain.fr


Brewleur- En bouteille
-

01-Messages: 748
02-Houblons (gr): 2288
03-Estime: 38
04-Activité: Tout Grain
05-Récup levures: Oui
07-Brassins par an: 10
08-Culture du houblon: Non
09-Top: Urquell
10-Matériel: Caterings

Re: Richement bière
On reconnait bien les bouteilles de la brasserie de Fleurac.

Murtis- En ébullition
-

01-Messages: 128
02-Houblons (gr): 983
03-Estime: 7
04-Activité: Extrait
08-Culture du houblon: Non
09-Top: -
Re: Richement bière
C'est étonnant qu'il n'y ait pas plus de retour.

Justin- En refroidissement
-

01-Messages: 183
02-Houblons (gr): 1350
03-Estime: 7
04-Activité: Tout Grain
05-Récup levures: Non
07-Brassins par an: -1
08-Culture du houblon: Non
09-Top: Adnams
Re: Richement bière
Voilà le retour ! : lasemaine.fr
À l'image de la variété de breuvages proposés ce week-end, "Richement bière", le plus grand salon brassicole de l'Est de la France a tenu ses promesses. Riche en découvertes gustatives, riche en aventures artisanales, riche en personnalités.
La petite ville s'annonce par un clocher perché sur ses hauteurs. De là à y voir une abbaye abritant quelques moines trappistes… Et puis, après tout. Des bus aux coffres pleins de trésors houblonnés chargent leurs passagers ravis. À mesure que l'on s'approche du chapiteau, le brouhaha monte. L'humidité hivernale laisse place à une chaleur humaine. « À l'heure de l'industrialisation, les grosses brasseries ont racheté les petites et les goûts se sont stéréotypés. Alors quand nous avons découvert les petites bières et que nous avons constaté le développement des micro-brasseries, nous avons eu envie d'en parler. » "Nous", c'est Gaël Simon et ses acolytes d'organisateurs. Et loin des clichés charriés par la bière, le salon fait la part belle à la dégustation et à l'artisanat. En Belgique, bien sûr, mais aussi dans le Massif central, l'Aveyron ou la Lorraine, les brasseries artisanales se multiplient et sont généralement pérennes. « Nous les voyons grandir, explique Gaël. Certaines étaient présentes il y a deux ans, avec deux bières. Elles sont là aujourd'hui avec cinq, six variétés différentes. Les passionnés se sont parfois convertis en professionnels. » Car beaucoup de micro-brasseurs ont un emploi à côté de leur activité brassicole.
Michael Gautron et Nicolas Guidarelli ont 32 et 31 ans. Le premier est responsable industriel dans les semences agricoles, le second conducteur de train. « À la fin de mes études en agroalimentaire, j'ai acheté des cuves, pour rigoler. C'est comme ça qu'on a commencé à faire de la bière il y a dix ans, dans le garage. » Aujourd'hui, les bières de la micro-brasserie "Bicof" se vendent dans ce même garage de Jarny. « Pas besoin de publicité, tout passe par le bouche-à-oreille. Pas de développement prévu non plus, on tient à ce que ça reste une passion », prévient Michael. Quelques pas plus loin, l'œil est attiré par un immense bonhomme à la barbe vikingesque et au tee-shirt orange pétant. En lettres noires : "Front hexagonal de libération". Derrière l'accroche décalée, une véritable philosophie : celle de sept micro-brasseurs qui appellent le monde brassicole à « ne pas se fourvoyer dans des aromatisations en technicolor aussi pittoresques qu'improbables ». Une idée : la bière unique n'existe pas. Un combat : la diversité des goûts au-delà des recettes généralement ressassées par les industriels.

La recherche du goût
Plus houblonnée que sucrée, voilà une bonne bière. Plus amère aussi. Que les amateurs de bières aromatisées passent leur chemin, ici, la boisson a du caractère. « Nous utilisons beaucoup de houblon américain. C'est une plante de terroir, comme la vigne. Selon son origine géographique, elle aura des arômes différents. On arrive alors à des choses magnifiques, pas fortes en alcool mais fortes en goût. La bière n'est pas une vulgaire boisson pour alcooliques. Elle n'est pas inférieure au vin », revendique Grégory Murer. Sa brasserie "Fleurac" dans le Cantal, produit la bière la plus forte de France : 24%. « Elle est vendue une trentaine d'euros les 33cl. Pas donné mais elle part plus vite que nous ne pouvons la fabriquer. Il y a de vrais amateurs. » Plus loin, Jean-Louis Dits ne passe pas inaperçu sous son tablier de cuir. Il faut dire qu'il a la gouaille des passionnés. Le Belge -c'est un bon début- est propriétaire-brasseur de La Brasserie à vapeur. Construite en 1785, elle a été modernisée en 1895 et n'a pas bougé depuis. « Je brasse ma bière dans une machine à vapeur », explique le bonhomme. La spécificité du projet, c'est beaucoup d'argent pour l'entretien du matériel et du bâtiment. De temps aussi. « Il me faut trois mois entre le début de la fabrication et la dégustation », explique Jean-Louis. Pour une bière industrielle, trois jours peuvent suffire. Par contre, la recette a évolué. « En 1785, la bière était beaucoup plus sèche et épicée. Plus légère aussi. Aujourd'hui, c'est l'ère de la bière coca-cola : sucrée, édulcorée, bricolée. »
Un discours que tous tiennent ici. Ce qu'ils recherchent, c'est le goût véritable. « Que tu l'aimes ou que tu ne l'aimes pas, il faut que la bière ait du goût. Si elle te fait réagir, c'est un bon début », analyse le Belge. Une dernière dégustation lui donne raison. L'œil attiré par une bouteille rappelant le champagne, on s'approche pour découvrir la mention "Bière vieillie en fût de chêne". Comme un vin -on comprend mieux- le breuvage a été mis dans des tonneaux fin novembre 2008 explique Bruno Mangin, de la brasserie Rouger de Lisle. Depuis, elle a gagné en alcool pour atteindre 12% et, surtout, en goût. Une première impression, très forte, de fumé qui pousserait presque à faire la grimace et laisse place à des notes de tourbe. Comme le préconisait Jean-Louis, elle fait réagir pour sûr.
À l'image de la variété de breuvages proposés ce week-end, "Richement bière", le plus grand salon brassicole de l'Est de la France a tenu ses promesses. Riche en découvertes gustatives, riche en aventures artisanales, riche en personnalités.
La petite ville s'annonce par un clocher perché sur ses hauteurs. De là à y voir une abbaye abritant quelques moines trappistes… Et puis, après tout. Des bus aux coffres pleins de trésors houblonnés chargent leurs passagers ravis. À mesure que l'on s'approche du chapiteau, le brouhaha monte. L'humidité hivernale laisse place à une chaleur humaine. « À l'heure de l'industrialisation, les grosses brasseries ont racheté les petites et les goûts se sont stéréotypés. Alors quand nous avons découvert les petites bières et que nous avons constaté le développement des micro-brasseries, nous avons eu envie d'en parler. » "Nous", c'est Gaël Simon et ses acolytes d'organisateurs. Et loin des clichés charriés par la bière, le salon fait la part belle à la dégustation et à l'artisanat. En Belgique, bien sûr, mais aussi dans le Massif central, l'Aveyron ou la Lorraine, les brasseries artisanales se multiplient et sont généralement pérennes. « Nous les voyons grandir, explique Gaël. Certaines étaient présentes il y a deux ans, avec deux bières. Elles sont là aujourd'hui avec cinq, six variétés différentes. Les passionnés se sont parfois convertis en professionnels. » Car beaucoup de micro-brasseurs ont un emploi à côté de leur activité brassicole.
Michael Gautron et Nicolas Guidarelli ont 32 et 31 ans. Le premier est responsable industriel dans les semences agricoles, le second conducteur de train. « À la fin de mes études en agroalimentaire, j'ai acheté des cuves, pour rigoler. C'est comme ça qu'on a commencé à faire de la bière il y a dix ans, dans le garage. » Aujourd'hui, les bières de la micro-brasserie "Bicof" se vendent dans ce même garage de Jarny. « Pas besoin de publicité, tout passe par le bouche-à-oreille. Pas de développement prévu non plus, on tient à ce que ça reste une passion », prévient Michael. Quelques pas plus loin, l'œil est attiré par un immense bonhomme à la barbe vikingesque et au tee-shirt orange pétant. En lettres noires : "Front hexagonal de libération". Derrière l'accroche décalée, une véritable philosophie : celle de sept micro-brasseurs qui appellent le monde brassicole à « ne pas se fourvoyer dans des aromatisations en technicolor aussi pittoresques qu'improbables ». Une idée : la bière unique n'existe pas. Un combat : la diversité des goûts au-delà des recettes généralement ressassées par les industriels.

La recherche du goût
Plus houblonnée que sucrée, voilà une bonne bière. Plus amère aussi. Que les amateurs de bières aromatisées passent leur chemin, ici, la boisson a du caractère. « Nous utilisons beaucoup de houblon américain. C'est une plante de terroir, comme la vigne. Selon son origine géographique, elle aura des arômes différents. On arrive alors à des choses magnifiques, pas fortes en alcool mais fortes en goût. La bière n'est pas une vulgaire boisson pour alcooliques. Elle n'est pas inférieure au vin », revendique Grégory Murer. Sa brasserie "Fleurac" dans le Cantal, produit la bière la plus forte de France : 24%. « Elle est vendue une trentaine d'euros les 33cl. Pas donné mais elle part plus vite que nous ne pouvons la fabriquer. Il y a de vrais amateurs. » Plus loin, Jean-Louis Dits ne passe pas inaperçu sous son tablier de cuir. Il faut dire qu'il a la gouaille des passionnés. Le Belge -c'est un bon début- est propriétaire-brasseur de La Brasserie à vapeur. Construite en 1785, elle a été modernisée en 1895 et n'a pas bougé depuis. « Je brasse ma bière dans une machine à vapeur », explique le bonhomme. La spécificité du projet, c'est beaucoup d'argent pour l'entretien du matériel et du bâtiment. De temps aussi. « Il me faut trois mois entre le début de la fabrication et la dégustation », explique Jean-Louis. Pour une bière industrielle, trois jours peuvent suffire. Par contre, la recette a évolué. « En 1785, la bière était beaucoup plus sèche et épicée. Plus légère aussi. Aujourd'hui, c'est l'ère de la bière coca-cola : sucrée, édulcorée, bricolée. »
Un discours que tous tiennent ici. Ce qu'ils recherchent, c'est le goût véritable. « Que tu l'aimes ou que tu ne l'aimes pas, il faut que la bière ait du goût. Si elle te fait réagir, c'est un bon début », analyse le Belge. Une dernière dégustation lui donne raison. L'œil attiré par une bouteille rappelant le champagne, on s'approche pour découvrir la mention "Bière vieillie en fût de chêne". Comme un vin -on comprend mieux- le breuvage a été mis dans des tonneaux fin novembre 2008 explique Bruno Mangin, de la brasserie Rouger de Lisle. Depuis, elle a gagné en alcool pour atteindre 12% et, surtout, en goût. Une première impression, très forte, de fumé qui pousserait presque à faire la grimace et laisse place à des notes de tourbe. Comme le préconisait Jean-Louis, elle fait réagir pour sûr.

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